Pour établir le PDU, la première étape a été de poser un diagnostic, en s’intéressant à l’ensemble des communes du Périmètre de Transport Urbain (PTU). L’analyse des observations et des relevés a permis de proposer un document définissant la politique à suivre pour coller au plus près des préoccupations des habitants et leur garantir un cadre de vie idéal, pour aujourd’hui comme pour demain.
L’enquête ménage réalisée en 1997 a permis d’avoir une photographie complète de la structure des déplacements dans l’agglomération valenciennoise.
On se déplace autant à Valenciennes qu’ailleurs !
En 12 ans (1985-1997) 30 % de déplacements en plus en voiture, 67 % de kilomètres voiture en plus, sont les chiffres clé du diagnostic.
Trop d’automobiles "tue l’automobile". L’agglomération ne peut continuer à laisser évoluer les déplacements au seul bénéfice de la voiture individuelle.
Chaque jour 1 340 000 déplacements dont 1 184 000 internes au périmètre du SITURV, soit 3,55 déplacements par personne et par jour, tous modes confondus, chiffre voisin de ceux observés dans les autres agglomérations françaises,
En 1997, la répartition des 1 184 000 déplacements internes est la suivante :
La structure des déplacements reflète l’organisation en plusieurs pôles de l’agglomération.
Valenciennes reste le pôle principal avec 405 000 déplacements mécanisés internes, Denain 134 000, Saint-Amand 83 000 et le pays de Condé 43 000. Entre ces pôles, il y a des flux de déplacements significatifs comme Valenciennes-Denain, Valenciennes-Condé, Condé-Saint-Amand etc.
Comme ailleurs, les modes de déplacement que la loi sur l'air demande de promouvoir sont en régression. En 12 ans, entre 1985 et 1997, leur part de marché a régressé :
Malgré les efforts importants des collectivités, les transports collectifs n’assurent qu’une trop faible part des déplacements :
Le nombre de kilomètres parcourus en voiture a augmenté de 67 % en 12 ans, ce qui correspondrait à un doublement dans 18 ans. A ce rythme, ces kilomètres auront encore doublés en 2015.
Les pratiques d’accompagnement en voiture ont fortement augmenté : + 300 % en 12 ans. Malheureusement ces évolutions ont des conséquences négatives sur :
L’urbanisme actuel de l’agglomération n’est pas apte à supporter un nouveau doublement des kilomètres fait par les voitures.
Par ailleurs, cette évolution vers le tout-automobile est une source d’inégalités.